CONNEXION
MON COMPTE
Je me connecte
La lecture publique en Ardèche
La Médiathèque départementale
Les bibliothèques ardéchoises
En chiffres
Nos services
Structures conventionnées
L'action culturelle
Les outils d'animation
Les ressources numériques
Conservatoires et écoles de musique
La formation
Présentation des formations
Calendrier de formation
Modalités d'inscription
La boîte à outils
Annoncer vos animations
Utilisation du site Internet
Utiliser le logiciel Syrtis
Gestion d'une bibliothèque
Retour à La Hague
Livre
Adulte
Réédition d'un texte de la grande autrice féministe Xavière Gauthier, qui a fondé la revue Sorcières en 1976, autour de la centrale nucléaire du Cotentin, dont elle est originaire, et les effets produit par la construction de ce bâtiment sur le territoire environnant. Enrichie d'une préface et d'une "lettre à Greta Thunberg", ce texte rappelle la nécessité d'articuler les discours féministe et antinucléaire à l'heure où les dirigeants et les lobbys nucléaires s'efforcent de réhabiliter l'atome et de faire construire de nouvelles centrales sur le territoire français.
Cambourakis 2022
French
20 cm x 14 cm
1 vol. (227 p.)
978-2-36624-655-1
9782366246551
Industrie nucléaire --
Féminisme
La Hague, ma terre violentée
À l'heure où la France, ses dirigeants, ses lobbys nucléaires sont en pleine opération de réhabilitation de l'atome et projettent de couvrir le territoire de nouvelles centrales comme ce fut le cas dans les années 1970, la réédition de La Hague, ma terre violentée montre qu'il était possible au tournant des années 1980 d'articuler discours féministe et antinucléaire. Un texte lyrique et incantatoire qui décrit ce que la construction de l'usine de retraitement de déchets nucléaires de La Hague fait aux paysages vécus et sensibles, à la terre des souvenirs de l'enfance, à cette presqu'île du Cotentin empoisonnée pour plusieurs centaines de millénaires.
Un avant-propos en forme de correspondance à trois voix propose une réflexion sur ce que signifie vivre en territoire nucléarisé, tisse des liens entre La Hague et le Japon et débat de l'invisibilité de la question nucléaire.
Xavière Gauthier, écrivaine et militante antinucléaire, a passé sa jeunesse dans le Cotentin, près de La Hague. Elle a fondé et animé la célèbre revue littéraire et artistique Sorcières. Les femmes vivent de 1976 à 1982. Elle est fautrice de nombreux livres, parmi lesquels Surréalisme et Sexualité (1971), Les Parleuses, avec Marguerite Duras (1974), Le Lit-clos (1988), une biographie de Louise Michel, La Vierge rouge (1999), ainsi que plusieurs ouvrages sur la lutte pour la dépénalisation de l'avortement. Elle vient de publier en 2021 On les appelait pétroleuses, galerie de portraits de communardes. Elle a été l'une des premières, en tant que militante antinucléaire, à articuler féminisme et écologie.
Sophie Houdart, anthropologue et chercheuse au CNRS, travaille sur le Japon, et plus spécifiquement sur la vie dans la zone contaminée autour de Fukushima. Elle a publié plusieurs ouvrages parmi lesquels La Cour des miracles. Ethnologie d'un laboratoire japonais (CNRS, 2008) ou Les Incommensurables (Zones sensibles, 2015).
Isabelle Cambourakis, enseignante, éditrice et chercheuse indépendante, travaille depuis 2010 sur la sociohistoire des luttes et des mouvements sociaux et a publié plusieurs articles consacrés aux liens entre écologie et féminisme dans les années 1970 et 1980 en France. Elle a créé en 2015 la collection féministe Sorcières aux éditions Cambourakis.